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Info-Presse - Info brèves
Écrit par L. Alarcon & C. Rainotti le 15-02-2010

Albert CamusComme nous admirons nos maîtres qui ne parlent plus, la bouche pleine de terre !

- Je comprenais cet ami qui s'était mis en tête de ne plus fumer et, à force de volonté, y avait réussi. Un matin, il ouvrit le journal, lut que la première bombe H avait explosé, s'instruisit de ses admirables effets et entra sans délai dans un bureau de tabac.
- On joue à être immortel et, au bout de quelques semaines de débauche, on ne sait même plus si l'on pourra se traîner jusqu'au lendemain.

- Tout homme intelligent, vous le savez bien, rêve d'être un gangster et de régner sur la société par la seule violence. Comme ce n'est pas aussi facile que peut le faire croire la lecture des romans spécialisés, on s'en remet généralement à la politique et l'on court au parti le plus cruel. Qu'importe, n'est-ce pas, d'humilier son esprit si l'on arrive par là à dominer tout le monde ?

- Un jour où je mangeai de la langouste à la terrasse d'un restaurant, et où un mendiant m'importunait, j'appelai le patron pour le chasser et j'applaudis à grand bruit le discours de ce justicier : "Vous gênez, disait-il, mettez-vous à la place de ces messieurs dames, à la fin !"

- J'ai toujours trouvé la mysoginie vulgaire et sotte et presque toutes les femmes que j'ai connues, je les ai jugées meilleures que moi. Cependant, les plaçant si haut, je les ai utilisées plus souvent que servies. Comment s'y retrouver ?

Albert Camus (extraits de La Chute)
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Dernière mise à jour : ( 24-02-2010 )
 
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