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Écrit par FA &Co
le 20-02-2010 |
Petit précis de mondialisation nº 1 – Voyage aux pays du coton.
Certains lecteurs ont une lecture chronologique des œuvres. D’autres, au contraire, se laissent porter au gré du cœur. C’est ainsi que nous vous proposons voyage aux pays du coton bien après l’avenir de l’eau.
Les matières premières sont des cadeaux que nous fait la terre. Cadeaux enfouis ou cadeaux visibles. Cadeaux fossiles, cadeaux miniers qui, un jour, s’épuiseront. Ou cadeaux botaniques que le soleil et l’activités de l’homme, chaque année, renouvellent.
Erik Orsenna n'a pas oublié sa formation d'économiste. Mais, lorsqu'il veut illustrer les aspects bénéfiques et maléfiques de la mondialisation, loin de de nous assommer de statistiques, il parcourt le monde. Thème du voyage, le coton, un textile.
«Chaque matière première est un univers avec sa mythologie, sa langue, ses villes, ses habitants». Pour nous en parler, Orsenna se rend au Mali, aux Etats-Unis, au Brésil, en Extrême-Orient, en Egypte, partout où la fibre prospère, se transforme, se tisse.
Le coton est le porc de la botanique : chez lui, tout est bon à prendre. Donc tout est pris. La longue liste de ses qualités a découragé les matières naturelles concurrentes, animales et végétales. Et c’est ainsi que le coton vêt l’espèce humaine. Il ne s’en tient pas là : compresse médicales, films photographiques, produits cosmétiques, huile, insecticides…. Après la récolte, les tiges et les branches du cotonnier deviendront les litières pour les animaux. Ou bien les paysans les brûleront, faute de meilleurs combustibles.
Voyager, c’est glaner. Au XVIIIe siècle, sitôt retrouvée la terre natale, les navigateurs plantaient les végétaux collectés aux quatre coins du globe dans un jardin dit « des retours ».
Auteur : Erik Orsenna
Editeur : Fayard – livre de poche
Prix : 6,50 euros
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Dernière mise à jour : ( 04-03-2010 )
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