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Rubriques à brac - Trucs à savoir
Écrit par Catherine Rainotti le 08-07-2010

Caca boudin ou : Vive le clystère !

Nos « comment allez-vous ? » ou « ça va ? » proviennent du langage médical d’une époque où l'on mourait beaucoup et où, faute de savoir grand-chose sur le mécanisme de l’organisme, on s’occupait beaucoup de ce qu'évacue le corps.
Ainsi, entre autres humeurs, on mirait longuement les urines et quelquefois on les goûtait, on humait les excréments, on considérait la défécation sous un angle régulier, irrégulier, mou, dur, sombre, clair, etc. bref, comme autant de symptômes propres à déterminer l'état d'un patient. Les rois eux-mêmes étaient soumis à une stricte inspection quasi publique de leurs résidus. Par conséquent, ces expressions demandaient à l'origine si l’on allait bien… à la selle.

Lu sur le site Histoire de la pharmacie :
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Pour les purgations qui sont une « fin en soi », laissons parler un éminent spécialiste en humour qui laissa ses études de pharmacie pour le journalisme.et se livra à l’auto-obsevation dans ce poème :

Ayant pris le matin une purgation forte,
Le jeune Alphonse à chaque instant courait,
Se levait, s’asseyait, ouvrait, fermait les portes.
Alphonse allait.

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Considérez donc que le « ça va ? » était une vraie demande de l’état de la santé de l’autre.
Reste à savoir si l’expression est passée dans le langage commun par dérision des médicâtres (à la Rabelais ou à la Molière) ou par imprégnation, voire désir de se hausser du col, comme il arrive souvent en utilisant des termes de métier des corporations en vue.

Aujourd’hui, bien que nous ayons pour la plupart oublié son sens primitif, le « ça va ? » demeure altruiste à condition qu’il soit dit en conscience, comme le « comment allez-vous ? » plus correct. Ils sont rarement dits en conscience, ce sont des formules de politesse. La preuve, la plupart du temps votre interlocuteur sera bien « emmerdé » si vous lui dites que ça ne va pas fort, de crainte d'avoir à essuyer un récit déprimant. Que celui qui n'a jamais croisé un larmoyant s'épanchant longuement sur ses misères supposées ou non, avec force détails peu ragoûtants, lui jette la première pierre !

En règle générale, le bon ton veut qu'un « ça va ? » entraîne un « et toi ? » qui n’amènera pas non plus de réponse et laissera planer l’espérance roborative d’un bonheur continu et sans mélange de part et d’autre.

Que voici des choses édifiantes, non ?
» 1 Commentaire
1"de la matière"
le 11-07-2010 01:30by Liliane
En voilà une qu'elle est respirable en ces temps mal odorants ! 
Si j'ai bien compris, Médiapart ne remue pas la bonne....comment dire sans être vulgaire ?....
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Dernière mise à jour : ( 20-07-2010 )
 
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